WIRE — Le parquet général a indiqué jeudi à l'AFP se pourvoir en cassation après le refus de la cour d'appel de Paris d'extrader un ancien conseiller de l'ex-président sénégalais Macky Sall, poursuivi pour escroquerie au Sénégal, faute de pouvoir s'assurer du "respect de ses droits fondamentaux" dans ce pays. La plus haute juridiction française devra trancher le cas de Doro Gaye, 47 ans, accusé d'escroquerie, pour un montant de près de 1,9 million d'euros, au Sénégal. Il y a été mis en examen et placé sous mandat de dépôt, avant de gagner la France avec son passeport diplomatique. Accusations et arrestation de Doro Gaye Réclamé par les autorités sénégalaises, il avait été arrêté en décembre 2024 en France. Sa défense estime que la demande d'extradition revêt un caractère politique, la plainte contre lui ayant notamment été déposée au dernier jour du mandat de Macky Sall. Mercredi, la cour d'appel avait refusé son extradition et levé son contrôle judiciaire au motif que "les garanties offertes par les autorités sénégalaises" au regard de la Convention européenne des droits de l'homme étaient "insuffisantes", avait indiqué une source proche du dossier. Elle a pointé le " risque de traitement inhumain et dégradant " en détention. Le Sénégal, qui a suspendu en décembre 2025 toute extradition vers la France, l'accusant la France de ne pas coopérer, réclame à Paris un autre de ses ressortissants, le patron de presse Madiambal Diagne, contre lequel le pays a émis un mandat d'arrêt international. En mars, la cour d'appel de Versailles a indiqué avoir émis un avis "partiellement favorable" à sa demande d'extradition.
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